C'est une ville miraculee. Partout les chinois ont detruit les vieux quartiers pour faire place aux gigantesques buildings modernes capables d'accueillir la formidable migration issue des campagnes. Beijing a perdu ses hutongs, mais Pingyao a garde ses demeures de style, a l'abri de ses remparts ...
Certes, le lieu est plus que touristique : les hotels, les restaurants, les boutiques, tout l'arsenal du tourisme de masse est bien installe, mais l'essentiel est preserve. Meme bariolees de lanternes rouges, les facades sont bien conservees et les cours interieures ont garde leur cachet.
Pourtant, il suffit de s'eloigner des rues les plus chamarees et de s'egarer dans les ruelles pour retrouver les vrais habitants qui vaquent a leurs occupations habituelles.
Nous avons pu louer des velos et visiter un tres beau temple bouddhique a une dizaine de km. Le retour par les villages et les champs nous a permis de decouvrir une autre realite : traversee de villages tristes sales et laids, un enorme ensemble industriel qui crachait des fumees jaunatres qui nous inspirait beaucoup de mefiance et de la compassion pour les paysans locaux.
La vieille ville de Pingyao
http://www.linternaute.com/voyage/chine/centre-de-la-chine/patrimoine-mondial/vieille-ville-de-pingyao
La rue principale de Pingyao avant l'ouverture des boutiques.
Ci-dessous, la corvée de tinettes...
Ci-dessous, la corvée de tinettes...
A l'intérieur des remparts, la face cachée : les riverains ont construit leurs
maisons avec les briques des remparts. Il n'en reste plus une seule ! la terre
battue date de 600 ans, elle va être emportée très vite.
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